Tome II – La Franche, d'une province de l'Empire à un Royaume

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Tome II – La Franche, d'une province de l'Empire à un Royaume

Message  Lord Valorum le Sam 26 Déc - 12:03

Si l'Empire vespien ne s'était jamais effondré, le Royaume de Franche n'existerait pas. La remarquable – et effroyable – emprise de l'Empire sur ses provinces et colonies aurait empêché toute revendication indépendantiste. Il aura fallu la chute de l'Empire éternel pour que naisse ce royaume situé à l'extrémité ouest du continent de l'Erme.

La Franche est une monarchie depuis ses débuts, selon la Tradition, les enseignements officiels du pays. A vrai dire, les traces historiques sont rares, l'Etat nouvellement indépendant il y a de cela mille ans ayant pulvérisé toute trace de son oppresseur impérial. On peut tout de même affirmer que la monarchie est très présente dans l'histoire franchaise, à tel point que personne ne veut réellement savoir si oui ou non un régime monarchique a été le premier choix de mode de gouvernement du pays.
La famille régnante depuis plus de mille ans est la dynastie Bourgon. Le premier roi de Franche s'appelant Léon, la tendance de ses deux derniers siècles a été de donner le prénom Léon à tous les héritiers du trône. Ainsi, le roi Léon VII, âgé de soixante-dix ans, est un lointain descendant de Léon Ier.

Politiquement, le royaume est globalement stable, les régions et territoires excentrés du pouvoir central étant maîtrisés par les intendants de la Couronne. La cinquième ville de Franche en terme de population, Marcherive, connaît une poussée nationaliste, voire indépendantiste purement et simplement. Il faut dire que cette ville, sitôt débarrassée de l'Empire vespien, a vu son indépendance bafouée par le Royaume de Franche qui l'a annexée par mariage arrangé... et forcé. L'intendant de la province de Marcherive est communément surnommé le gardien des ours, l'ours étant le symbole de la ville, représentant une force difficile à contenir. Les ours n'oublient jamais, même après mille ans.

La capitale est dénommée Grandmil, du nom de l'évêque qui selon la légende aurait construit une cathédrale de ses propres mains. Selon d'autres sources plus récentes, le petit bourg de l'époque de la fin de l'Empire aurait été rebaptisé Grandmil car l'on disait que le grand An Mil annoncerait la montée en puissance de la Franche. Les spécificités de la ville sont remarquables : une cathédrale somptueuse, le fleuve Garbon et le port commercial, la forêt environnante qui donne un excellent terrain de chasse, la richesse des toutes nouvelles banques qui prêtent de l'argent aux marchands des villes du royaume.
L'on pourrait citer bien d'autres qualités à cette ville, mais il ne faut pas oublier l'Evénement : un jour de mars 1357, le roi Albert II fut assassiné par un groupe complotiste dénommé plus tard Liberté pour le peuple. Depuis, une grande méfiance presque imperceptible pour les visiteurs ronge la capitale et son roi. La décision du roi Léon III de révoquer l'intendant de Grandmil et de placer un prévôt indépendant à la tête de la capitale, en l'an 1403, ne fit que donner raison au peuple de la ville, qui désormais se considère comme quasi indépendant du pouvoir monarchique. Pour pallier ce conflit, le pouvoir royal organise chaque année un Conseil de la Capitale, qui réunit les notables de la ville, le prévôt et le roi.

Militairement, le royaume peut compter sur une armée forte, au matériel sophistiqué et aux hommes valeureux. L'esprit patriotique se ressent surtout dans les rangs de l'infanterie, où les soldats n'hésitent pas à périr pour leur nation. Le roi qui alors combattait dans les rangs de son armée, s'est doucement positionné à l'arrière, pour finalement rester au Palais-Royal et superviser les actions avec ses maréchaux. Les guerres ont troublé le monde entier au XVe siècle, une période de paix a commencé en 1501 et perdure encore pour l'instant, à l'heure où j'écris, en 1515. Le plus vieil ennemi du pays est son voisin, le Saint-Empire, réincarnation d'un Empire vespien usé. Mais la nécessité franchaise d'exporter ses produits agricoles et la nécessité impériale d'en importer permet de passer plus souvent par l'escarcelle que par les armes. Outre son infanterie dévouée, le royaume peut compter sur une cavalerie puissante et des écoles d'archerie parmi les meilleures du monde pour aller droit au coeur de ses ennemis. Sur le plan de l'artillerie, la Franche est en léger retard par rapport à son ennemi impérial, mais d'ici quelques années les canons franchais cracheront aussi loin que leurs homologues étrangers.

Economiquement, la Franche est en excellente position commerciale, en revanche ses finances chaotiques plongent le pays dans la morosité et la mendicité. Les guerres ont coûté à l'Etat, les projets de rénovation urbaine ont été avortés, et la priorité est de rétablir les finances... et trouver une solution pour mettre un terme aux innombrables dettes publiques et privées. Du côté de l'économie pure, le commerce artisanal et agricole joue un grand rôle dans tout le royaume. L'on trouve quelques sillons miniers dans le centre, mais la majorité des revenus vient de l'agriculture. Les artisans de la confection et de la joaillerie font la fierté de la ville de Montjadis, les banques se trouvent presque exclusivement à Grandmil, les vaisseliers enrichissent Val-de-Harde, etc. Le pays est donc riche en soi, mais embourbé dans des dettes accumulées à la va-vite et dans un système de l'impôt difficile à contrôler à tous les échelons.
avatar
Lord Valorum
Président de l'Union


http://medieva.jdrforum.com

Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum